Avril 2019

Avril 2019

Le mois de mars s’achève sur une notre très positive, faisant du premier trimestre 2019 un des meilleurs trimestres depuis près de 20 ans. Le marché est toujours porté par les espoirs de résolution du conflit commercial entre les US et la Chine et par le ton résolument accommodant de la part des banques centrales.

LES TOPS DU MOIS

LES FLOPS DU MOIS

• La Reserve Federal américaine est plus accommodante que prévue : pas de hausse de taux en vue

• Les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis semblent aller dans le bon sens

• Le Brexit est plus que jamais dans l’impasse

• Les indicateurs avancés se dégradent encore un peu plus en Europe

• La courbe des taux US s’est inversée, traditionnellement signe annonciateur de récession

 

L’ALLOCATION TACTIQUE

ACTIONS : le rebond se poursuit

La hausse des marchés actions a certes été moins forte que les mois précédents mais hausse il y a eu. Les marchés américains grimpent de plus de 2% suivi par les marchés européens avec une performance proche de +1.5%. Les émergents sont un peu à la traine avec +0.7% et l’indice japonais, le Nikkei offre une performance négative de -0.8%.

En Europe, les secteurs ont connu des performances disparates. Les banques souffrent de la baisse des taux (-2.56%) à l’inverse du secteur traditionnel de « croissance défensive » à savoir les biens de consommation courante (Nestlé, Unilever…). Ce secteur d’adjuge +7%. La santé et le secteur technologique grimpe de près de +3%. Au global, les secteurs de « croissance » surperforment largement les secteurs « value ».

Les grandes capitalisations ont une fois de plus surperformé les petites capitalisations.

OBLIGATIONS : les banques centrales reprennent la main

Les banquiers centraux américains ont créé une demi surprise au mois de mars en annonçant qu’il n’y aurait pas de hausse de taux en 2019, au lieu de deux envisagées auparavant.

Les taux US ont fortement baissé en conséquence (-0,29% pour le 10 ans US) et le rendement des obligations d’état allemandes à 10 ans est tombé au-dessous de zéro pour la première fois depuis octobre 2016. Cette baisse des taux a été renforcée par des statistiques d’inflation moins fortes que prévues.

Sur les obligations d’entreprises, les primes de risque obligataires (i.e. spread de crédit) se sont détendues faisant mécaniquement monter les obligations d’entreprises. La hausse a été moins forte que sur les moins de janvier et février.

MATIERES PREMIERES : le pétrole grimpe encore

Les matières premières ont globalement baissé sur le mois de mars en lien avec la hausse du dollar (les matières premières sont traditionnellement négativement corrélées au dollar US). Le Nickel baisse de -0,5%, l’or baisse de près de -2%. A contrecourant, le pétrole monte de +5% (baril du Texas), soit une performance proche de +30% depuis le début de l’année. Les tensions en Lybie et au Venezuela pèsent sur l’offre.

MACROECONOMIE

Les statistiques macro-économiques ont été pour le moins mitigées. Aux Etats-Unis, les ventes de biens durables et les ventes immobilières s’inscrivent en baisse. Par ailleurs, évènement rare et remarquable, la courbe des taux s’est inversée aux Etats-Unis. Ainsi, les taux à 10 ans sont moins élevés que les taux à 3 mois. En général, cette inversion de courbe est un signe annonciateur de récession. En revanche l’horizon d’occurrence de la récession est incertain.

En Zone euro, les publications économiques ont souligné les difficultés du secteur manufacturier. L’Allemagne souffre particulièrement. En Chine, la publication des indices de confiance suggère une amélioration du climat des affaires. Le plan de relance chinois en cours semble donner des effets.

Préconisations

A surveiller

Brexit
Le dossier reste sur le devant de la scène. Le marché ne veut pas croire à un scénario de hard Brexit pourtant l’échéance approche à grands pas.

Résultats des entreprises
La saison qui s’ouvre est particulièrement intéressante. Les données macro-économiques font état d’un ralentissement. Cela va-t-il se ressentir dans les résultats des entreprises pour le premier trimestre 2019 ? Les prévisions ont déjà été drastiquement révisées à la baisse (les marchés attendaient +10% de progression de bénéfices aux US pour 2019, ils n’attendent maintenant plus aucune progression).

Avertissement
Ce document est exclusivement réservé à la clientèle de L’offis . Il ne constitue en aucun cas un conseil d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il n’existe pas d’actif garanti.