Mars 2019

Mars 2019

Sur la lancée du rebond de janvier, les marchés d’actifs risqués ont encore grimpé en février. Le discours plus accommodant des banques centrales ainsi que les espoirs de sortie par le haut du différend commercial entre les US et la Chine ont beaucoup joué.

LES TOPS DU MOIS

LES FLOPS DU MOIS

• Un accord Chine US pour mettre fin à la guerre commerciale est en vue

• Le PIB US du T4 2018 est robuste

• L’économie Allemande stagne

• Révision à la baisse des perspectives de croissance pour la zone Euro. Elles sont maintenant de 1,3% pour 2019 contre 1,9% auparavant.

 

L’ALLOCATION TACTIQUE

ACTIONS : le rebond se confirme

Les actions ont continué à monter sur des espoirs de résolution de la guerre commerciale entre les US et la Chine. Les actions européennes gagnent plus de 4% et leurs consœurs américaines +3%. Seules les actions émergentes sont un peu à la traîne avec +0.10%. Il faut tout de même nuancer cette bonne nouvelle. Ce rebond s’est fait sans volume (faibles volumes d’achat). Ainsi, peu d’investisseurs y ont participé.

Côté sectoriel, ce sont toujours les secteurs les plus cycliques qui progressent à l’instar des industrielles +5.31%. A l’inverse les secteurs défensifs font du surplace. Les services aux collectivités ne gagnent que +0.23% et les Télecoms +0.60%.

Sur le mois, les grandes capitalisations ont fait légèrement mieux que les petites capitalisations en Europe.

OBLIGATIONS : détente des primes de risque

Le rebond des actifs risqués a fait baisser les obligations les plus sûres malgré les discours accommodants de la part des banques centrales. Ainsi les taux à 10 ans américains grimpent de +0.08% et ceux de l’Allemagne de +0.04%.

Si les obligations souveraines ont souffert, cela n’a pas été le cas des obligations d’entreprises. Les primes de risque obligataires (i.e. spread de crédit) se sont fortement détendues. Ainsi les obligations High Yield (obligations d’entreprises à la solvabilité médiocre mais au rendement élevé) ont connu une performance proche de +2% sur le mois.

MATIÈRES PREMIÈRES : énergie et métaux industriels en tête

Les matières premières les plus liées à la croissance économique rebondissent fortement à l’instar de toutes les valeurs cycliques. Le pétrole gagne +6% tout comme le cuivre tandis que le nickel grimpe de quasiment +5%. A contre-courant, le blé perd -11% sur le mois. Le niveau des stocks, ainsi que l’absence d’inquiétude météo dans le monde pour la prochaine récolte, entraînent encore les prix à la baisse.

Macroéconomie

En zone Euro, les enquêtes sur la confiance des entreprises allemandes ont touché leur niveau le plus bas sur les quatre dernières années. La décélération est résolument de mise.

Preuve de ce ralentissement mondial, la Réserve Fédéral américaine n’en finit pas de prévenir qu’elle va faire une pause dans son mouvement de hausse des taux. également confrontée à un ralentissement, la Chine annonce un vaste programme de relance économique (baisse de TVA, baisse d’impôts, relance du crédit…).

Préconisations

A surveiller

Banques centrales
Les marchés évoluent au gré des discours des banques centrales. Sur le deuxième semestre 2018, les banques centrales ont indiqué un resserrement à venir, les marchés ont baissé. Début 2019, le ton est devenu beaucoup plus accommodant, les marchés ont fortement rebondi. Et maintenant ?

Chine
La Chine a mis en place un grand plan de relance, quels en seront les effets ?

Brexit
Les négociations post-Brexit commencent entre Europe et Royaume-Uni.

Avertissement
Ce document est exclusivement réservé à la clientèle de L’offis . Il ne constitue en aucun cas un conseil d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il n’existe pas d’actif garanti.